vendredi 15 décembre 2017

Passage à Singapour


Rapidement, c'est-à-dire en l'espace de 4 jours, nous avons eu un aperçu de ce que l'Asie peut offrir de plus cosmopolite comme paysage urbain. C'est en passant par Bangkok, puisque voyageant avec Thaï Airways, que nous sommes arrivés dans la ville-état de Singapour. À proprement parler, et je précise ici pour que les puristes n'hurlent pas au scandal, Singapour est un pays qui ne se cantonne pas uniquement à une ville mais à plusieurs îles et - un peu mais alors vraiment un peu - de campagnes. Vous pouvez vous en douter, nous avons mis les pieds en plein dans la ville, plantée sur l'île principale de Pulau Ujong. Et ça, pas grand monde ne le retient.



13h d'avion pour arriver à Bangkok, escale de 2h, puis direction Singapour pour atterrir - sans grande fraîcheur mais sans encombre - à destination. L'aéroport est immaculé. On se demande si l'on n'est pas dans le hall d'un hôtel de luxe. Moquette au sol, plantes vertes, baies vitrées et boiseries, on s'attendrait presque à se voir dérouler le tapis rouge. Enfarinés que nous sommes, ce qui nous importe est de trouver le métro pour rejoindre le quartier de Chinatown où nous avons décidé de poser nos bagages, on pourra s'émerveiller plus tard.
Chose faite une grosse heure plus tard, nous entrons en nage dans le hall de l'hôtel Adler qui propose de petites alvéoles en dortoire à l'instar des capsules hotel japonais mais avec des couchages pour deux personnes.

L'escalier en colimaçon qui mène au dernier étage où l'on nous conduit finit d'achever A. qui pose ses valises, prend une douche puis s'endort sans autre forme de procès. Le décalage horaire produit toujours son petit effet. Ayant mieux dormi dans l'avion, je décide de profiter de sa sieste pour me ballader sans but précis dans les alentours. Il fait beau - inutile de repréciser chaud -  et le quartier chinois offre, comme tous les quartiers chinois du monde, un panel de couleur des plus variées. Se dégourdir les jambes fait du bien. Un grand temple se dresse devant moi. Rouge, il en impose dans le  quartier et toute l'activité touristique se concerne dans ses alentours. J'apprendrai plus tard qu'il s'agit du Buddha Tooth Relic Temple; effectivement célèbre pour abriter une relique en or massif de deux mètres de haut. Pas donnée le bouddha.

Buddha Tooth Relic Temple
Je traîne un peu, laissant A. récupérer tranquillement, puis m'engouffre dans une rue pietonne qui semble être le poumon touristique de Chinatown. Ici les restaurants se regroupent les uns sur les autres, et même s'il n'est pas encore très tard, on voit déjà des gens attablés. Je ne suis gère surpris, en Asie du Sud-Est, on peut avoir l'impression qu'il n'y a pas d'heures fixes pour les repas. Cela se vérifie à Singapour qui se distingue pour son abondance et la variété de sa gastronomie. J'y reviendrai, le sujet est vaste. N'ayant pas faim, je ne jette pas (trop) de coups d'oeil dans les assiettes mais je pense déjà que ce soir nous reviendrons dans le coin.

Quelques heures avant le rush
Il est temps de retourner à l'hôtel ou A. est réveillée. Une douche et un compte-rendu de ma promenade plus tard, nous retournons dans les rues de ce quartier chinois que nous apprécions déjà. Notre objectif du soir : nous décider où manger. Ayant déjà reconnu les lieux en fin d'après-midi, je suggère de nous engouffrer dans le Chinatown Complex Food Center encore un nom à rallonge qui titille ma curiosité puisqu'on y trouve non seulement une pléthore de petits stands - le choix est donc immense - mais en plus l'un d'eux est étoilé au Michelin; le  Liao Fan Hong Kong Soya Sauce Chicken Rice and Noodle. Si vous arrivez à le prononcer sans respirer, vous avez gagné. Arrivés sur les lieux, nous nous rendons rapidement compte que la file d'attente pour obtenir le fameux riz et poulet une étoile est beaucoup trop longue pour notre patience du jour. Pas grave, il y a tellement d'autres options mais le choix demeure tout de même difficile. Nouilles en soupes, sautées, fried rice, raviolis à la vapeur ou frits, brochettes, currys en tout genre... j'en salive rien qu'à y penser. Les couleurs et l'atmosphère sont chaudes. L'humidité, toujours, nous embrase et c'est ainsi que nous dînons : perlés de sueur, attablés à une petite table rouge, les fesses fusionnant avec nos tabourets jaunes en matière plastique, le tout dans le capharnaüm le plus complet. Nous engloutissons une soupe de type ramen chacun et des dumplings avec un plaisir non dissimulé."Oh putain, c'est dé-li-cieux !"

Holly bouffe

Suite au prochain épisode.

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