mercredi 17 juin 2015

Osaka en passant

J'avais envie d'intituler ce billet "Retour, après plusieurs mois de disette avec un article intéressant sur Osaka" mais ça faisait trop long d'une part et c'était un titre complètement con moyennement attractif pour le lecteur avide de nouveautés et de flashs qui crépitent(*) que tu es vous êtes.

(*) J'ai au moins le sens de la mise en scène.

Je ne vais pas vous dire où aller ni que voir à Osaka car vous ne m'avez pas attendu pour cela et ce ne sont pas les infos qui manquent sur cette ville, mais vais reprendre le récit de ces quelques jours passés au Japon il y a un an déjà et qui se concluèrent, comme ils avaient démarrés, dans la mega-ville qu'est Osaka, elle même part de la stratosphérique mégapole dominée par le trio gagnant : Tokyo-Osaka-Nagoya (cheptel de ~35 millions d'habitants s'iou plaît).

Brrrrrrr (bruit de rembobineur), retour en arrière, après un vol sans encombre nous aterrissons à Oaka. Kansai International Airport, "welcome!", ou plutôt "ohayo gozaimasu!dans la langue du pays. On veut faire local - et si ça marche parfaitement pour A. qui en leurre plus d'un avec son faciès asiatique - pour moi en revanche c'est peine perdue. L'angularité de mon nez et la couleur de mes yeux ne sauraient me faire passer pour le fils du shōgun. L'Immigration ne fait de toute façon pas de différence hormis celle du passeport et on se range bien sagement en attendant notre tour dans la longue file réservée aux aliens que nous sommes. Un clin d'oeil à une webcam et une petite heure plus tard et , nous sommes dans le train express qui nous mène à Namba, la gare centrale d'Osaka. Les yeux du merlan frit sont plus frais que les nôtres, pour sûr. Décalage horaire + moiteure extérieure, un cocktail détonnant pouvant transformer le plus valeureux des guerriers en mouche à merde limace.

Quand j'entends passer le train.
Heureux d'être là malgré tout, nous passons du train au métro très aisément. On notera que le Japon est un pays où le sens de l'organisation a fait ses preuves et continue de les faire. Trains à l'heure, personnel disponible ET poli, propreté des lieux et des wagons, c'est appréciable pour nous. Pour les japonais c'est normal. Nous arrivons ainsi sans peine à l'hôtel. Petit immeuble coincé entre deux autres dans une mini-rue; tout semble fait pour tenir de manière cohérente dans un espace réduit. Hostel 64 qu'il s'appelle, et vous pouvez retenir le nom car ce n'est pas mal du tout pour ceux qui veulent quelque chose d'un peu moins standard que des hôtels à tente-six étages.

Petite chambre, est-ce utile de le préciser tant qu'on est au Japon (?), avec tatamis au sol et un lit deux places qui doit faire la moitié d'un king size. Pour aller se laver - le corps ou les dents - direction le couloir où on trouve la pièce d'eau pour se doucher et un grand lavabo. On remarquera d'ailleurs - comme partout au Japon - qu'on doit se déchausser, sous peine d'attirer la honte sur soi et bien au-delà (= honte suprême), avant de marcher sur le parquet. Vous pouvez ainsi chausser des claquettes en bois qui permettront à vos voisins de palier de passer d'agréables moments de repos qui vous donnerons envie de faire des claquettes.

Ne pas confondre ces sandales en bois avec les chaussons japonais Tabi.
Après une bonne douche puis quelques rassades d'une boisson à l'orge prise au hasard dans le distributeur disposé à l'entrée de l'hôtel, ça va mieux. On est prêt à aller se ballader dans les rues pour le plaisir des yeux  et marcher nous fera du bien après tout ce temps passé dans l'avion. Ça sera aussi l'occasion de nous sustanter - la faim venant pointer le bout de son nez. Le quartier est calme et plutôt chic d'après les petites boutiques de mode qui jouxtent les trottoires. Nous ne rencontrons que très peu de voitures dans les rues que nous empruntons et grâce à la construction sur le modèle américain de la ville (routes parallèles et perpendiculaires) l'orientation est super facile. Nous arrivons ainsi en moins de 20 minutes à Shinsaibashi, zone très fréquentée menant tout droit au célèbre quartier de Dotonburi.

Thé à l'orge ? Mon faible japonais me permet de lire "Yasashii". Mouais.
Originale façon d'apporter un peu de verdure sur la façade d'un immeuble.
Dotonburi et son emblême de Glico.
Une chose est certaine, vous ne mourrez pas de faim à Osaka et dans tout le Japon en général. Des restaurants, en veux-tu en voilà ! Devant ce choix pléthorique, nous nous décidons pour aller manger un repas 100% tofu dans un établissement que j'avais déjà repéré avant notre voyage : Ume No Hana. Mon excitation culinaire étant en voyage proche de son paroxisme c'est l'occasion ou jamais de tenter l'expérience, le Japon étant un peu la Mecque du tofu n'en déplaise aux sinisants. Et bien après coup, je recommande ! Les plats sont sophistiqués, le cadre très intimiste et le service parfait mais j'ai la sensation de me répéter. Pas de photos, vous devrez vous contenter d'imaginer un tofu décliné sous toutes ses formes : frits, chaud, froid, sauté, en brochette, en soupe, en glace et j'en passe. Le repas dure longtemps car les plats se multiplient, et la fatigue a raison de A. qui s'endort carrément sur sa chaise. J'en profite pour lui piquer discrètement quelques morceaux de ... tofu frits dans son assiette avant de la réveiller. Je crois que le voyage nous a sacrément attaqué. Il est temps de régler la note (élevée mais l'expérience et le lieu en valent la chandelle, croyez-moi) et de faire le chemin inverse pour s'écrouler dans notre lit à la couette rouge écarlate.

La sanguinolante couette se répandant sur des draps immaculés.

Demain nous partons pour Miyakojima que vous pourrez découvrir en allant lire la brève de notre arrivée puis de la découverte de l'île. Osaka, nous y reviendrons pour deux jours avant notre départ, l'occasion de découvrir un quartier un peu moins central : Shinsekai.

2 commentaires :

  1. J'avais un commentaire à faire mais il est débile, du coup je m'abstiens. Bon c'est Teu-Jul: pas mal ton blog. C'est frais à lire et pas chiant. Mention TB pour toi, mon chaud goune.

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  2. Merci mais tu peux te permettre, ce n'est pas comme si le traffic des visites m'obligeait à rester dans le ton de la normalité.

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Merci de laisser un commentaire pas trop débile.
Thanks for leaving a non-dumbass comment.