mercredi 17 septembre 2014

Naha (Okinawa) - visite du Shuri-jō

En voyages il y a les "pour et les contre" sur les visites à faire ou à ne pas faire. Je ne suis pas un féru de visites, et voir du monde agglutiné autour d'un monument ou d'une curiosité m'a toujours dissuadé de m'y attarder. Le voyage est souvent perçu comme exclusif et unique par ceux qui le pratiquent alors qu'il ne l'est en fait pas (ou très rarement). Nous sommes des touristes comme les autres, à moins de n'êtres expatriés. Bien sûr, nous ne nous sommes pas dit tout ça quand nous avons décidé de visiter le Shuri-castle (en anglais ça rend tout de même mieux) ou Shuri-jō (en japonais, le must). Retour sur cette (demi)-journée.

La minute historique.
Construit à l'époque où Okinawa et son chapelet d'îles était le royaume Ryūkyū, on ne sait dater le début de son existence précisement. Approximativement, 14ème siècle, pour vous situer c'est en plein moyen-âge en Europe : la Guerre de Cent ans démarre, Bertrand Du Guesclin botte le cul des anglais qui se vengent ensuite à la bataille de Crécy. C'est le bordel. Ceci pour constater qu'en comparaison avec les constructions d'époque que nous connaissons par chez nous, ce château est d'un raffinement incroyable.

Forteresse médiévale du XIVème siècle
Shuri-jō - Okinawa
Il faut toutefois préciser que le Shuri Castle a été entièrement détruit durant la seconde Guerre Mondiale où les américains ont distribué non des petits pains, mais de gros obus, en très grosse quantité sur les îles du Pacifique où se tenaient les forces japonaises. On a appellé cette opération militaire l'Opération Iceberg, encore plus connu sous le nom de Bataille d'Okinawa. L'État-Major américain ne manquait pas d'humour - il en fallait à ce moment - quand on sait la chaleur moite qui règne dans ces îles. Ça a chié des bulles et l'intégralité des murs ont été réduits en purée. Il a été reconstruit à l'identique depuis (ou presque car apparement ils manquaient de photos d'époque pour en avoir le coeur net). D'où son aspect flambant neuf.

Porte menant à l'entrée principale.
Pour y aller nous empruntons le très pratique sky-train puis nos jambes nous mènent devant l'entrée en moins de 15 minutes. L'enceinte extérieure se visite gratuitement et permet déjà d'admirer le travail d'entretien et de restauration reconstruction accomplit. Le grand parc qui entoure les bâtiments principaux dispose de plusieurs portes auprès desquelles il est possible d'obtenir un tampon. Chaque porte ayant son propre tampon, le site propose un petit jeu visant à tous les récolter. Amusant, nous ne le faisont pas mais beaucoup de gens si. La collection de tampons est une passion très développée au Japon. Quant à l'enceinte intérieure - la plus intéressante - son entrée est payante (820¥) mais vaut le détour. La visite se fait sans guide, les zones où les touristes ont le droit de pénétrer sont clairement balisées. Libres mais orientés, nous plongeons dans un autre temps en pénétrant dans cette grande cour où l'on imagine facilement les cérémonies d'époque.

Maquette représenant l'arrivée d'un émissaire chinois.
L'intérieur des bâtiment est constitué de petites pièces, aux paneaux coulissants, avec de sobres jardins privatifs dignes de la renommée japonaise en la matière.

Les barrières métalliques de ce type n'existait pas - bien entendu.
Nous ne voyons pas le temps passer dans cet ambiance feutrée à l'odeur de bois. La visite se termine et nous reprenons exactement la même route pour rejoindre la station la plus proche et repartir vers la ville. Si vous passer à Okinawa (un jour peut-être) c'est à voir, et prenez le temps de lire les explications historiques (disponibles en anglais en plus du japonais) qui feront revivre ces murs fraîchement rebâtis.


2 commentaires :

  1. J'ai une escale de 6h à Okinawa le mois prochain, je vais en profiter pour aller visiter ce château !

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  2. Hello Béné, tu ne devrais pas être déçue (vu mon temps de réaction à ton commentaire, tu devrais déjà avoir visité). Certes le château est quasiment neuf mais je trouve qu'ils ont sû habilement le reconstruire. Il me semble que c'est aussi le cas du Château d'Osaka (Ōsakajō) - que je n'ai pas enore été voir.

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Merci de laisser un commentaire pas trop débile.
Thanks for leaving a non-dumbass comment.